Do it yourself ok, mais p***** fini le !



Quel doux plaisir que de flâner dans les magasins de tissu, chiner le coupon qui-va-faire-toute-la-différence ou de faire sortir tous les boutons de la vendeuse parce que « c'est presque ça »... mais quand même pas tout à fait. Comment renoncer à ce regard du vendeur Castorama quand on lui demande si les écroux sont hypo-allergénique parce que « c'est pour faire des boucles d'oreilles » ou quelles sont les couleurs proposées pour les clous, parce que dans notre prochaine œuvre d'art ils vont être apparents. Et ce petit moment où on annonce à Kiki qu'on a trouvé une super recette de gâteau qui à l'air merveilleusement bon, et que pour cela on a du acheter le moule spécial, la sonde alimentaire et des ingrédients mystérieux qui, au vu du prix, ont dû traverser le monde en jet privé...


Et tout ça pour quoi ? Pour pouvoir construire l'objet de ses désirs par soi même et proclamer fièrement « c'est moi qui l'ai fait ! ». Pour rechercher l'inspiration en feuilletant une pléthore de sites et ouvrages jusqu'au déclic « c'est ça que je veux faire ». Et passer ensuite des heures à travailler minutieusement pour peaufiner notre création et pouvoir arborer un objet aussi unique que personnalisé.


Du moins dans la théorie.


Parce que je ne sais pas vous, mais moi j'ai la très fâcheuse habitude de m'arrêter à la phase « j'ai déjà bien commencé, je finirai demain ». Pour l'étape récupération et boutiques pas de soucis (étonnant hein ? ). Trouver des idées, pas de problèmes non plus. Mais une fois l’excitation de la mise en projet retombée, et bien telle le soufflé, je me dégonfle devant la tache à accomplir.


Systématiquement je commence, pleine de motivation et de bonnes résolutions (« ce coup-ci je m'y tiens ! »), j'abats pas mal de travail en laissant les détails techniques complexes à régler pour plus tard et puis il se fait tard alors je dois arrêter pour ce soir là. Et le lendemain, il y a beaucoup de travail, les courses à faire, l'appartement à ranger, le chien qui vit un drame existentiel... Bref tout un tas de mauvaises raisons qui empêchent de reprendre l'ouvrage où il en était. Mais pas de se lancer quelques jours après dans un nouveau projet.


Si aujourd'hui il est clair que je ne ferai jamais une bonne Pénélope (non elle n'est pas dans secret story, je parle de la femme d'Ulysse) ma procrastination créative commence à avoir de fâcheuses conséquences, notamment en terme de place. En sont témoins les plateaux en bois, le porte-manteau fêlé, la commode à poncer (elle témoigne particulièrement fort celle là) les divers cadres, la valise de tissu...


Alors je dis non, halte, stop, il suffit ! (et kiki aussi ndkiki !)


Et en l'honneur de mes cours de psychologie sociale et des théories de l'engagement, je décide que je n’achèterai plus rien à fabriquer avant d'avoir fini ce qui est en cours ! Et de finir les travaux commencés (parce que me connaissant, je suis capable de me dire « tant pis, j’achèterai des chaussures à la place »).


Et vous ? Vos placards sont-ils pleins de demi chef d’œuvre (des chef d'oeu oui... pardon) ou finissez vous toujours ce que vous avez entrepris ?

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Commentaires : 1
  • #1

    Chrystal Levell (dimanche, 22 janvier 2017 10:02)


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